Partager l'article ! LIMBO mon amour.: LIMBO. J'en tremble d'impatience et d'excitation à l'idée que peut être, ce billet fera découvri ...
LIMBO.
J'en tremble d'impatience et d'excitation à l'idée que peut être, ce billet fera découvrir ce chef d'oeuvre à quelques badauds...
Commençons par la forme voulez-vous.
LIMBO est un jeu de plates-formes, en noir et blanc, très très graphique, dans lequel le joueur contrôle (il vaut mieux ça plutôt que de l'incarner vu son évidente vie de merde) un petit personnage qui serait visiblement un petit garçon. De ce personnage, seuls ses yeux demeurent visibles, le reste du corps étant noir à la façon d'ombres chinoises. Le jeu n'admet aucune introduction, aucun didactitiel. Après l'écran titre, le personnage se réveille, puis sous le commandement de son joueur, se dirige vers la suite du niveau, sans savoir pourquoi ni comment il a atterri ici.
Note : La légende urbaine voudrait qu'il soit à la recherche de sa petite soeur.
Ensemble, vous allez évoluer dans un univers aux dangers omniprésents, qu'il faudra parvenir à éviter avec brio, parfois au terme de longues minutes de réflexion et de mort permanente dans d'atroces souffrances. Car oui, les énigmes seront parfois complexes, demanderont sans doute un minutage au top ou une perversité à toute épreuve. Enfin, LIMBO est particulièrement caractérisé par sa continuité : en effet, le jeu n'admet aucune "coupure", ni chargement. Du réveil du petit garçon à la dernière seconde du jeu, tout n'aura été qu'univers continu rythmé seulement par vos morts plus ou moins répétées...
Poursuivons avec les émotions.
LIMBO est un véritable bijou. Cela faisait très longtemps que je n'avais pas autant été emballée par un jeu dit "basique" (alors qu'il est loin de l'être). M'attendant au départ à un petit mini jeu (de 1200 points tout de même, mais il les vaut largement), j'ai vite appris à mes dépends que LIMBO était en réalité un chef d'oeuvre sensoriel, graphique, admettant un gameplay irréprochable : avancer, sauter, tirer ou pousser des objets, BASTA. Cela fait vraiment bizarre de se retrouver face à un jeu de plates-formes épuré, à la musique ambiante inexistante sauf aux moments dramatiques et lors de bruitages de "la nature". On incarne ici un petit garçon qui (sans intellectualiser le jeu non plus) se réveille sans trop comprendre pourquoi ni comment dans un univers hostile, effrayant, qui rappellera Flower pour l'expérience sensorielle, Loco Roco pour son ambiance, Heart of Darkness pour le bestiaire et l'aspect cauchemardesque, Oddworld pour les énigmes de boutons / portes / leviers /logistique ou encore La Cité des Enfants perdus. Oui car voilà, LIMBO s'il est interdit aux moins de 18 ans, ne l'est pas pour le rouge vif de son sang répandu et encore moins pour les textures irréprochables de ses zombies. Non, LIMBO, c'est la rencontre perpétuelle de petites filles, de petits garçons, cruellement torturés, que vous ne pourrez à aucun moment sauver. L'exemple même est celui d'un passage du jeu lors duquel deux cages sont suspendues, l'une à la corde cassante que vous ferez tomber, l'autre comportant une comportant une enfant, mais surtout une corde rigide et endurante à toute épreuve. Ainsi dans LIMBO, que ce soit marchant sur des cadavres ou résolvant un labyrinthe mécanique, le personnage poursuivra (ou sera poursuivi?) par de mystérieux être cruels, dont l'acharnement n'aura d'égal que la gratuité de leurs actes...
Un profond malaise, une profonde admiration, une simplicité terrifiante, des graphismes parfaits, LIMBO est LE jeu à télécharger, afin de retrouver les vrais sensations de frustration, d'accomplissement, parfois même la solitude, mais surtout la peur qui s'affranchit des performances graphiques devenues monnaie courante dans le paysage des jeux vidéo.
1200 points sur le XBLA. Run for it.

